Judo Club Ober
   
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C'EST QUOI LE JUDO ?

La réponse est simple. JUDO (prononcez djioudo) est un mot japonais se décomposant en JU et DO. JU signifie souplesse, non-resistance, douceur. DO se traduit par chemin ou voie. Le judo est donc "la voie de la non-résistance" ou "la voie de la souplesse", voie qui mène à une vie équilibrée en utilisant une méthode d'éducation physique et mentale basée sur une discipline de combat à mains nues. Le principe même de ce combat est la non-résistance : céder à la force adverse, pour le déséquilibrer, la contrôler et la vaincre avec un minimum d'efforts.

COMPARAISON SUR UNE POUSSEE .

Un homme s'arc-boute contre une porte qu'il veut enfoncer. Celle-ci n'est pas comme il le supposait, verrouillée. Sous la poussée, la porte cède. Surpris, l'homme est entrainé par son élan, perd l'équilibre et roule à terre : la porte a utilisée le principe du judo.

COMPARAISON SUR UNE TRACTION.

Le principe est également vrai pout la traction. Supposons un combattant de 60 kg saisi au revers du veston par un adversaire de 100 kg. Ce dernier tire de tout son poids sa victime vers lui; il est évident que l'assailli ne pourra opposer victorieusement ses 60 kg aux 100 kg de son adversaire. Celui-ci l'entrainera immanquablement avec une force de 100-60=40 kg. Mais si la "victime", au lieu de résister de tout son poids à l'adversaire, cède à cette traction et se déplace rapidement dans la direction de l'agresseur, celui-ci, surpris par son excédent de force, basculera en arrière avec une force de 100+60= 160 kg. Le poids plume se sera transformé en un redoutable poids lourds.

SON ORIGINE.

Le judo moderne, tel qu'il est pratiqué dans le monde entier, ne date que de 1882. Il dérive néanmoins de manières de combattre qui eurent leur vogue au XVIè siècle, en pleine féodalité nippone. Cet art guerrier de lutte en corps à corps est généralement dénommé ju-jitsu"Technique de la souplesse".Quelques historiens japonais disent que le ju-jitsu existait déjà en 660 avant notre ère. Mais le plus ancien récit de lutte qui nous soit parvenu, relate un combat entre deux lutteurs redoutables, se déroulant devant l'empereur Suinin, vers 230 avant J.-C. Ces deux adversaires célèbres, Nomi-No-Sukume et Taima-No-Kuemaya, se livrèrent un combat sans merci, où les techniques employées tenaient à la fois du sumo "lutte de force japonaise" du ju-jitsu et du kataté "savate japonaise". Le vainqueur, Nomi-No-Sukume, gagna en tuant son adversaire à coups de pieds. A cette époque,le combat en corps à corps n'obéissait à aucune règle : l'art du combat à mains nues n'etait pas encore né. Puis diverses techniques assez confuses virent le jour. Elles se divisaient en deux groupes : la lutte pure, d'une part, et un début de ju-jitsu, d'autre part. La premiére utilisait la force contre la force; l'autre la ruse, l'habilité et la technique, face à un adversaire puissant ou armé.

DE 1882 A NOS JOURS.

L'empereur Mutsu-Hito (1867-1912) introduisit au Japon la civilisation occidentale. En quelques années, le pays adopta les sciences, les arts et les techniques de l'Europe. L'engouement fut extraordinaire. Par voie de conséquence, tout ce qui datait de l'ancien régime fut considéré d'un mauvais oeil. C'est ainsi que les arts martiaux furent abandonnés avec mépris. Déjà. depuis l'introduction des premiers fusils à mèches par les marins portugais (XVIé siégle), les armes blanches et les méthodes de lutte avaient été peu à peu délaissées. Seuls les samouraïs y restaient fidèles. Les spécialistes du ju-jitsu furent contraints de donner des leçons pour vivre. Les plus célèbres maître de l'époque enseignèrent leur art à certains corps spéciaux de l'armée ainsi qu'à la police. D'autres ouvrirent des écoles privées. Mais cette rage de "vivre à l'occidentale" amena rapidement un relâchement des moeurs. La tradition chevaleresque disparut rapidement, entraînant avec elle les arts martiaux.

JIGORO-KANO, FONDATEUR DU JUDO

Tout cela serait oublié à jamais, si un homme n'avait remis tout en question. Il s'appelait Jigoro-kano, né le 18 octobre 1863 à Mikage, dans le district de Hyogo. Il était le troisième fils de Jirosaku-Mareshiba-Kano, intendant naval du Shogunat Tokugawa.

Voici les grandes étapes de sa vie.

  • entré à l'université impériale de Tokyo en 1877
  • devient l'élève du maître Fukuda (ju-jitsu)
  • fonde. en 1878, le premier club de base-ball au japon (Kasei Base-Ball Club)
  • en 1879, étudie le ju-jitsu chez le maître Iso
  • en 1881, est licencié en lettres et étudie le ju-jitsu de l'école de Kito
  • en 1882, termine ses études de sciences esthétiques et morales
  • fonde, la même année, sa propre école de ju-jitsu, et le Kodokan, au mois de février. En août, est nomméc professeur au Collège des Nobles.
  • en 1894 est attaché à la Maison Impériale
  • l'année suivante obtient le 7é rang impérial
  • en 1886, obtient le 6é rang impérial; est nommé vice président au Collège des Nobles; est nommé recteur de ce même collège en 1888
  • de 1888 à 1891, parcourt l'Europe comme attaché au ministère de la Maison impériale
  • en avril 1891, est nommé conseiller du ministre de l'Education nationnale
  • est nommé directeur du ministre de l'Education nationnale
  • obtient le 5é rang impérial en 1895
  • crée, en 1897, la société Zoshi-Kai et fonde l'institut Zenyo Seiki, Zenichi, etc. pour la culture des jeunes; édite la revue "Kokusiai"
  • en 1898, est directeur de l'Eduction primaire, au sein du ministère de l'Education nationnale
  • devient président du Comitédu Butokukai (Centre d'étude des arts militaires), en 1899
  • est envoyé, à deux reprises, en Chine par le ministère de l'Education nationnale (1902-1905)
  • en octobre 1905, obtient le 4é rang impérial
  • fonde au Butokukai les trois premiers katas du judo, en 1907
  • modifie les statuts du Kodokan pour en faire une société publique en 1909. Devient le premier japonais membre du Comité international olympique
  • en 1911, est élu premier président de la Fédération sportive du Japon
  • en 1912 et 1913, est envoyé en mission culturelle en Europe et en Amérique
  • crée, en 1915, la revue du Kodokan. Reçoit la même année, du roi de Suéde, la médaille des 7é Jeux Olympique
  • en 1920, se consacre entièrement au judo. En juin, assiste aux Jeux Olympique d'Anvers, puis visite l'Europe
  • en 1921, démissionne de la présidence de la Fédération sportive du Japon
  • en 1922, siège à la Chambre Haute
  • en 1924 est nommé professeur honoraire de l'école normale supérieure de Tokyo
  • en 1928, participe à l'assembléegénérale des Jeux Olympique et aux Jeux eux-même
  • se rend aux Etats-Unis en 1932 pour assister aux Jeux olympique. Devient conseiller au cabinet de l'Education physique du Japon; participe à deux reprises au Conseil des Jeux Olympiques, qui lancera les invitations pour les Jeux Japonais (1932-1934)
  • en 1936, assiste au XIé Jeux olympiques de Berlin
  • le 4 mai 1938, meurt sur le navire qui le ramenait du Caire où avait eu lieu l'assemblée générale du comité international des Jeux olympiques
  • reçoit à titre posthume, le 2é rang impérial.

Comment Jigoro-Kano a-t-il pu mener de front une vie publique aussi

absorbante et le lancement du judo dans le monde? Toute une Histoire.

(Cliquez sur le texte en bleu pour accéder a l'histoire de Jigoro-Kano)

 

 

 

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